La préparation à la Reproduction
 

La préparation à la reproduction

 

Avoir des naissances parmi nos canaris, n’est pas chose si simple !
Certes, la plupart des races élèvent très bien mais ils ont besoin de notre aide.

 

Une bonne saison se prépare, et pas seulement au printemps mais tout au long de l’année.

 

Effectivement, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour une reproduction réussie.
Les parents doivent être en bonne santé et suffisamment forts pour affronter l’élevage et les conditions environnementales doivent être au rendez-vous.
Ils doivent aussi avoir envie d'être ensemble. Le mieux est de les séparer en dehors de la période de reproduction et de les réunir au dernier moment.
La séparation s'effectue dès que la saison d'élevage précédente est terminée. En pratique, c'est souvent en décembre (la mue définitivement terminée et les concours presque achevés) que l'éleveur séparera ses reproducteurs (d'ailleurs les mâles ont tendance déjà à commencer à se battre...), les femelles étant gardées ensemble dans les cages les plus spacieuse possibles (pour l'exercice), les mâles étant isolés dans des cages individuelles.

Traditionnellement, le début des accouplements est fixé au 19 mars.

 

Qu’entend-on par des parents en bonne santé et forts ?

Avant tout, s’assurer qu’ils ne sont pas malades (pas en boule, pas de diarrhée ou tout autre comportement inhabituel). Pour éviter les maladies au maximum, une bonne hygiène de la cage et de l’oiseau est indispensable tout au long de l’année. Faire reproduire une femelle malade peut la conduire à la mort et/ou celle des oisillons s’il y en a.

Une mue tardive ou longue les affaiblit également, tout comme une période de repos trop courte. C’est pourquoi il n’est pas conseillé de débuter trop tôt les accouplements, et de laisser un répit de quelques mois après la mue et les concours. C'est en général à partir du mois de mars que toutes les conditions sont requises.
Ensuite, la phase de préparation est essentielle et est différente entre le male et la femelle.

 

Le blanchiment

Certains éleveurs blanchissent leurs oiseaux avant de les préparer, environ 2 mois avant de les réunir.

Blanchir consiste à administrer des antibiotiques pendant une certaine période (maxi un mois) pour éliminer toute bactérie pouvant entraîner des pertes au nid. Des probiotiques seront donnés en complément pour préserver la flore intestinale.
D’autres éleveurs font analyser les fientes par un vétérinaire qui indiquera s’il y a lieu ou non de traiter.
Les autres ne traitent pas et préfèrent traiter au nid en cas de problèmes.
Aucune technique n’est à privilégier, à chacun de se faire ses propres opinions et expériences. Il faut néanmoins savoir que les antibiotiques contenant des sulfamides stérilisent quelques semaines, il faut donc s'y prendre à temps (au moins 2 mois avant la première ponte).
Une alternative consiste à traiter uniquement aux probiotiques un mois avant l’accouplement.

 


 

La nourriture

Ensuite, la préparation à proprement parler consiste à apporter une nourriture adéquate : la femelle doit démarrer la période de reproduction avec suffisamment de réserves d’énergies et de graisses disponibles. Ces réserves vont fondre au cours des couvaisons et des nichées qu’elle va élever. Depuis la pondaison et jusqu'à ce que les petits aient suffisamment de plumes, la femelle restera nuit et jour en appui sur ses pattes.
Une pâtée aux œufs l’aidera à constituer ces réserves. Il s'agit soit des pâtées industrielles qu'on trouve dans toute bonne animalerie, soit d'une pâtée maison (réalisée avec oeufs et chapelure).
A cette pâtée, on pourra y ajouter vitamines classiques, probiotiques ainsi que des graines germées (naturellement riches en minéraux, vitamines et protéines végétales).
Il ne faut pas oublier non plus de lui donner du calcium ! Il sera essentiel dans la fabrication des œufs.
Un manque de calcium à cette période peut se traduire par un mal de ponte et causer la mort de la femelle : elle s’épuise à expulser un œuf mal formé ou sans coquille.
Le calcium, en fonction du produit acheté, est soit à incorporer à la pâtée, soit à diluer dans l'eau.
Et ne pas oublier que l'oiseau doit à tout moment avoir accès à un os de seiche, bloc de minéraux et/ou grit (coquillages broyés).

Le bon moment

Pour vérifier qu’une femelle est prête, il suffit de vérifier son bas-ventre : il doit y avoir une couche de graisse (on la remarque à son aspect jaunâtre, couleur beurre) mais aussi une absence de plume.

La préparation du male est différente. Il n’a pas besoin d’autant de réserves que la femelle puisqu’il ne couve pas (ou très rarement).
Par contre, il est plus difficile à mettre en condition qu’une femelle. C’est pourquoi sa préparation débute avant celle de ces dames.
Un apport en vitamine E un bon mois avant l’accouplement est recommandé, en plus des conditions environnementales.

 

Un des facteurs déclenchant est la lumière. Lorsque les jours s’allongent à nouveau et atteignent les 14h de lumière, les hormones se remettent en marche. La lumière agit sur les hormones par la rétine de l'oeil qui elles-mêmes agissent sur l'activité physique.
En lumière naturelle, on atteint cette limite en février/mars (selon le pays où l’on se trouve). Mais il est possible d’avancer à l’aide d’un éclairage artificiel.
Voici un graphique représentant pour Paris :
- en jaune : le lever du soleil
- en rouge : le coucher du soleil
- en bleu : la durée du jour

 

 

 

Avec un éclairage artificiel, on peut arriver à ce résultat pour un accouplement début mars :

 

 

 

La température joue un rôle également. Pas dans la préparation à proprement parler mais plutôt dans l’élevage : s’il fait trop froid, les oisillons risquent de se refroidir pendant les sorties de la mère et d'en mourir.
La femelle se sera donc fatiguée pour rien.
Les reproducteurs hiverneront de préférence dans un endroit où la température ne sera pas excessivement élevée (moins de 20°C).

 


 

Les petits plus

Les ongles : il est important de vérifier leur longueur 2-3 semaines avant la construction du nid. En effet, des ongles longs peuvent percer les oeufs et/ou entraîner la bourre hors du nid.
Préparer les nids à l'avance permet de gagner du temps, et ne pas oublier de les poudrer avec un insecticide spécial contre les poux. 
Vérifier également que les oiseaux n'ont pas de poux sur eux.  

Le mot de la fin

Cet article se veut instructif.
Il n’est pas un exemple à suivre à la lettre : il ne s’agit que de conseils et de méthodes employées par plusieurs éleveurs, rassemblées en un document.
Chacun retiendra ce qu’il lui convient pour mener à bien son élevage.

Bonne saison à tous !
 
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